Le boîtier photographique "réflex"

C'est le "cerveau" de l'appareil photographique : il mesure la luminance de la scène à photographier, calcule les différents réglages à adopter selon les paramètres définis et applique ces paramètres aux différents organes de l'appareil photo. Il nous permet d'avoir une vue directe sur la scène comme elle sera enregistrée sur le capteur.

D4s

Les boîtiers réflex numériques sont a minima composés :

Je vous propose donc une visite approfondie des éléments qui composent le boîtier dans les lignes qui suivent pour mieux comprendre l'architecture de cette "boîte noire" et apprendre à décripter les fiches techniques des constructeurs...

 

Le châssis

Le châssis est à la fois le squelette et la peau de l'appareil : c'est sur lui que viennent se fixer tous les composants, et c'est à son contact que sont vos mains et les éléments extérieurs. Vous l'aurez compris, cet élément doit être solide puisqu'il reprend la charge des objectifs - aussi lourds soient-ils - et qu'il peut être amené à subir des chocs et agressions extérieures... mais ses qualités ne s'arrêtent pas là ! Il doit aussi être léger et ergonomique.

Afin de combiner au mieux résistance et légèreté, les appareils typés "experts" et professionnels sont construits autour d'une structure en métal (le plus souvent en magnésium) et/ou en composite (fibres de carbone).

chassis D2h

Pour résister aux intempéries et protéger les organes électroniques et optiques, ces mêmes appareils sont équipés de joints d'étanchéité. On parle alors de tropicalisation.

tropicalisation D750

Le design du boîtier est pensé dans les moindres détails pour faciliter sa prise en mains et l'accessibilité aux commmandes. L'encombrement, la forme et les matériaux de revêtements sont choisis pour que le contact avec votre appareil soit le plus agréable possibles... L'ergonomie a désormais pris une grande place dans la conception des appareils, et c'est une excellente chose : quoi de plus désagréable qu'un appareil qui vous glisse des mains ou qui vous donne des crampes dans les doigts pour atteindre les boutons de réglage ?!

 

 

Le système de visée

visee nikon

Le système de visée est un élément crucial dans un appareil photographique : c'est grâce à lui que vous pourrez composer efficacement votre image. Un viseur trop petit, trop sombre, qui n'aura pas une bonne couverture d'image ou qui manquera de netteté vous fera perdre du temps et à coup sûr de belles images.

Les principaux facteurs de "confort" sont le dégagement oculaire et le grossissement du viseur

Le dégagement oculaire :

c'est la distance maximale à laquelle doit se trouver l'oeil par rapport au viseur pour observer une image complète dans le viseur. Trop petit, il vous sera impossible de porter des lunettes pour observer l'image dans le viseur.

Le grossissement :

Il définit la taille de l'image que vous verrez dans le viseur de l'appareil. Plus il est élevé et plus vous aurez une image vaste et facile à observer dans le détail.

N.B : Ce facteur de grossissement est adapté à la taille de l'image formée sur le capteur. Plus votre capteur sera petit plus le grossissement deva être élevé pour avoir une visée confortable. Valeurs standards : environ 0,7 pour du 24x36 (full frame), 0,94 pour du 16x24 (APS-C)

Il existe aussi sur certains appareils la possibilité de remplacer l'oeilleton du viseur par un oeilleton appliquant un grossissement supplémentaire (chez Nikon pour les séries "pro" : oeilleton DK 17M avec grossissement 1,2x )

Si le dégagement oculaire n'est pas suffisant pour ceux qui portent des lunettes et que ceux-ci doivent les retirer lors de l'utilisation de l'appareil photo, le viseur doit posséder un réglage de correction dioptrique pour que le viseur applique la même correction que les lunettes (vérifier la plage de correction).

La luminosité du viseur est un élémént très important pour ne pas dire capital. Privilégier une visée à travers un pentaprisme à une visée à travers un pentamiroir car celle-ci est plus lumineuse.

prisme

Un verre dépoli de qualité vous permettra aussi d'obtenir une bonne image dans le viseur et de pouvoir faire une mise au point précise sans l'aide de l'autofocus (en conditions de faible luminosité ambiante par exemple).

Autre caractéristique importante à prendre en compte : le facteur de couverture du viseur. Plus elle est élevée et mieux c'est : une couverture à 100% vous permettra de voir exactement l'image qui sera enregistrée sur le capteur et vous évitera des recadrages a posteriori.

Dans les petits "plus" : un obturateur de viseur intégré au boîtier est un sérieux atout pour les paysagistes.... Pas de risque d'oubli ou de perte!

 

 

Posemètre

capteur rvb

Sur les appareils réflex, la mesure est appelée TTL (Trough The Lens = à travers l'objectif).

Les posemètres des appareils se perfectionnant sans cesse pour faciliter la vie du photographe, de nouvelles méthodes de calcul d'expsosition sont venues compléter "l'ancestrale" mesure centrale pondérée.

Il existe donc à ce jour les mesures :

matricielle :

l'image est retransmise à un capteur de mesure d'exposition puis analysée zone par zone par le microprocesseur de l'appareil pour trouver la meilleure exposition possible. Plus il y a de photosites sur le capteur de mesure d'exposition et plus la mesure sera fine (exemple : 420 photosites sur un réflex d'entrée de gamme, 91000 sur un réflex pro).

Avantage : expose au mieux toute l'image. Idéal pour les images normalement contrastées et lorsque le sujet est décentré.
Inconvénient : expose au mieux toute l'image. Sous-expose le sujet pour les scènes fortement contrastées.

 

spot :

la mesure est réalisée sur une zone concentrée (idéalement sur le collimateur de mise au point sélectionné).

Avantage : expose correctement le sujet pour des scènes fortement contrastées (contre-jour par exemple).
Inconvénient : "brûle" ou sous-expose tout le reste de l'image.

 

pondérée centrale :

la mesure est réalisée principalement sur une zone concentrée centrale et pour partie sur la périphérie de l'image.

Avantage : expose au mieux le centre de l'image. Idéal pour les images normalement contrastées et lorsque le sujet est centré.
Inconvénient : exposition hazardeuse sur les petits sujets et/ou lorsqu'ils sont décentrés.

Tous ces systèmes sont performants et ont leur intérêt pour diverses situations données : un bouton de sélection des différents modes directement sur le boîtier vous permettra de gagner un temps précieux pour basculer d'un type de mesure à l'autre... passer par les menus est parfois long et fastidieux !

Un facteur important pour le fonctionnement est la plage de mesure sur lequel il peut fonctionner : cette étendue est donnée en IL (Indice de Lumination) pour une sensibilité et une ouveture d'objectif données. Plus la plage est étendue et moins le posemètre sera pris à défaut. Par exemple sur un boitier d'entrée de gamme à 100 Iso à f 1.4, la plage est de 0 à 20 IL. Sur un boîtier pro, la page est de -1 à 20 IL, le posemètre fonctionnera mieux en faible conditions de lumière que pour le modèle précité.

 

 

Autofocus

viseur D3s

Comme pour les posemètres, les systèmes de mise au point automatique ont évolué pour devenir de plus en plus précis et performants.

On trouve désormais dans son viseur une foule de collimateurs de mise au point, des fonctions de reconnaissance et de suivi 3D du sujet... Bref de quoi s'y perdre si l'on ajoute l'enrobage marketing qui va avec tout cela!

Revenons à l'essentiel pour savoir ce qui fait qu'un autofocus est "facile à vivre"

 

La dispersion des collimateurs dans le viseur :

si l'utilité du nombre de collimateurs est très discutable, leur répartition est très importante. Une répartition des collimateurs trop "groupée" sera peut-être gênante pour la construction de l'image : vous serez obligés de décadrer, faire la mise au point puis recadrer et déclencher si vous souhaitez décentrer votre sujet en suivant la "règle des tiers". Idéalement les collimateurs se situeront donc sur les lignes aux tiers de la zone de cadrage, représentées par les lignes vertes de l'illustration ci-dessous.

collimateurs

Mes propos ci-dessus sont à relativiser car la technique de décadrage/mise au point/recadrage est toujours très utile... notamment dans les conditions difficiles. Voir explications ci-dessous

 

Le nombre de collimateurs en croix :

ces collimateurs sont les plus performants et sont le recours avant le passage en mise au point manuelle en conditions difficiles. En fonction du niveau de qualité de l'appareil, il y en a plus ou moins : 1 collimateur en croix pour un réflex d'entrée de gamme, jusqu'à 15 pour un réflex pro. S'il n'y a qu'un seul collimateur en croix il se situe au centre, ce qui rend la technique énoncée ci-dessus quasiment inévitable quand les conditions de prise de vue se durcissent.

 

La technologie de mise au point :

sans rentrer dans les détails, une mise au point à détection de phase sera beaucoup plus rapide qu'une mise au point à détection de contraste.

 

La plage de détection en IL :

plus elle est étendue et plus l'autofocus sera apte à travailler en haute ou basse lumière.

 

Voici pour l'essentiel, maintenant examinons les "petits plus" :

La correction fine de l'autofocus :

permet de corriger d'éventuels petits défauts de calage de mise au point des optiques pour une mise au point vraiment parfaite. Idéalement, la correction est mémorisée pour chaque optique et appliquée lorsque l'optique est montée.

Le suivi 3D :

permet de suivre automatiquement un sujet. Pratique dans certaines applications où le sujet se déplace rapidement et de façon "aléatoire". Les limites à ce dispositif sont la taille et l'isolement du sujet.

La temporisation de re-mise au point :

permet de temporiser la re-mise au point lorsque celle-ci est mémorisée sur un sujet. Sans cette fonction, si vous mémorisez la mise au point sur un sujet et qu'un objet ou une personne passe dans le champ, votre autofocus va essayer de faire le point sur cet élément et perturbera inévitablement la prise de vue.

La fonction télémètre :

donne l'indication de mise au point dans le viseur même lorsque l'on utilise la mise au point en mode manuel.

Attention aussi à la compatibilité des systèmes autofocus avec les anciennes générations d'objectifs : chez Nikon, certains boitiers disposent d'une motorisation embarquée dans le boîtier pour pouvoir utiliser les anciennes générations d'objectifs dépourvues de motorisation interne. Ce petit plus fait grimper le prix du boîtier mais permet d'utiliser d'anciennes optiques en mode autofocus.

 

 

Obturateur

obturateur D3s

L'obturateur est une "fenêtre" qui s'ouvre puis se ferme sur un temps défini pour exposer l'image sur le capteur. La plupart des obturateurs partagent la même conception à plan focal à défilement vertical. Les caractéristiques principales d'un obturateur sont sa précision, sa rapidité et son endurance.

Côté rapidité, on trouve facilement ces indications. Plus la vitesse d'obturation est élevée, plus il sera possible d'utiliser des grandes ouvertures d'objectif par forte luminosité. En pratique, il est déjà bien peu fréquent de monter au 4000ème de seconde... En revanche, les expositions de 30 secondes ou plus en pose B ou T ne sont pas rares pour réaliser des poses longues ou faire de la photo de nuit.

Côté précision, les informations sont évasives : tout semble contrôlé électroniquement, visiblement plutôt bien puisque les photos sont bien exposées!

Côté endurance, c'est selon... le niveau de qualité de l'appareil. Aucune mention pour un appareil de milieu de gamme, en revanche pour les réflex pro la couleur est annoncée : un obturateur de nikon D4 est donné pour 300 000 cycles !

Une autre caractéristique mais d'une importance bien moindre est le bruit émis par l'ensemble miroir/obturateur : attention à ce point si vous souhaitez rester discret! Les possesseurs de D700 et autres D3 sauront de quoi je parle...

 

 

Capteur

capteur D800

On y arrive... le fameux capteur capteur à XXX millions de pixels! Alors qu'est ce qui est vraiment important dans un capteur ?

La technologie :

les capteurs CCD ont été remplacés par les capteurs CMOS car moins chers à fabriquer et moins gourmands en énergie. Toutefois une nouvelle génération est née pour ces derniers par le biais de la technologie Fovéon, affranchissant de l'utilisation de la matrice de Bayer pour la "vision" des couleurs.

 

La taille du capteur :

avec une résolution identique, un capteur plus grand donnera une meilleure définition, permettra des agrandissements plus importants. La taille du capteur est aussi un facteur important dans la profondeur de champ : plus le capteur est grand et plus la profondeur de champ sera faible pour une prise de vue réalisée dans les même conditions. On trouve actuellement différentes tailles de capteurs, les plus courantes étant pour les appareils réflex :

L'avantage des capteurs APS est qu'il bénéficient d'un coefficient multiplicateur par rapport au format Full Frame pour avoir une image équivalente. Un capteur APS-C a un coefficent multiplicateur de 1,5 : c'est à dire à longueur focale d'objectif équivalente, le format APS-C donnera une image 1,5 fois plus grande. Si vous utilisez un objectif de 200mm, il revient à cadrer comme un 300mm : quand on connaît le prix des longues focales, s'orienter vers un boîtier équipé d'un capteur APS permet de faire de la photo animalière ou sportive à moindre frais...

 

Le rapport signal/bruit :

c'est le rapport entre le signal électrique émis par le capteur en fonction de la lumière reçue avec le bruit électrique (sorte de parasitage) émis par le simple fonctionnement du capteur. Plus ce rapport est élevé et moins l'image enregistrée contiendra de bruit et plus celle-ci aura une excellente définition. En pratique, plus la densité de photosites (appelés pixels en langage commercial) est important - ce qui revient à dire que plus les photosites sont petits -, plus le bruit est élevé. Cela ne pose pas de problème particulier lorsque la quantité de lumière reçue par le capteur est importante car le signal électrique émis par le capteur est fort. En revanche, lorsque la lumière devient rare, le signal chute et le rapport se rapproche de la valeur 1. Cette réduction du rapport s'opère aussi lorsqu'il y a amplification su signal (montée en Iso de la sensibilité du capteur), le bruit est lui aussi amplifié.

 

Le nombre de pixels :

En lisant le paragraphe ci-dessus, vous aurez certainement compris qu'abondance de pixels finit par nuire à l'image si le traitement du signal n'est pas optimal et a fortiori lorsque les conditions de prise de vue deviennent difficiles.Un capteur APS-C à 12 Mpx sera dès lors plus sensible au bruit qu'un capteur FF à 12 Mpx, de la même manière qu'un capteur FF à 36 Mpx y sera plus enclin au bruit qu'un capteur FF à 16 Mpx.

Une densité élevée de pixels devient appréciable pour exécuter des impressions en très grand format ou lorsqu'il s'agit de faire des recadrages sévères pour "zoomer" sur le sujet en post-production mais uniquement lorsque la photo contient peu ou pas de bruit. Cependant, si vous ne comptez pas tirer un 4mx3m pour un panneau d'affichage publicitaire vous n'aurez pas besoin de pléthore de pixels...

Pour une bonne qualité d'impression en petit et moyen format (jusqu'au formatA4), il faut une résolution de 200 à 300 dpi (dots per inch = points par 25,4mm) : à ce régime, un capteur de 9 Mpx vous satisfera totalement pour un impression 21x30cm à 300 dpi. Un capteur de 18 Mpx pour cette même impression vous permettra théoriquement de zoomer numériquement x 1,4 (un capteur 36 Mpx par 2) sur votre sujet sans altérer la qualité d'image, sous réserve qu'il n'y ait pas trop de bruit généré par le capteur et que votre optique permette de rendre la définition demandée par le capteur... (voir précisions dans la rubrique Objectifs).

Pour une qualité d'impression type "poster", une résolution à 120 dpi reste suffisante, ce qui pour un format A2 (40x60cm) demande un capteur de minimum 5 Mpx.

Vous comprenenez maintenant qu'il y a de la marge avec les définitions que nous servent les marketeurs des plus grandes marques d'appareils... et que le nombre de pixels n'est pas si important que cela !

Si vous tenez tout de même à savoir quelle définition rend votre appareil actuel ou votre futur achat, vous pourrez en avoir une idée précise sur le site de DXO Mark à l'adresse suivante http://www.dxomark.com/

 

 

Microprocesseur

microprocesseur D800

Le microprocesseur est l'organe qui permet de calculer les paramètres en fonction de la mesure du posemètre, de les coordonner en fonction des différents réglages appliqués par l'utilisateur, de les afficher dans le viseur ou sur l'écran et de les transmettre aux périphériques (obturateur, objectif, capteur) lors de la prise de vue. Une fois la capture d'image réalisée, c'est lui qui traite le signal (entre autres réduction du bruit, réglages de contraste/tonalité/balance des blancs/accentuation, compression/conversion de format) et qui se charge de l'enregistrement sur le support mémoire.

Le microprocesseur travaille avec une mémoire tampon qui permet de stocker les images en attente de traitement dans le cas d'une prise de vue en rafale. Plus cette mémoire est grande, plus les prises de vue en rafale pourront être longues. C'est en général le facteur limitant dans ce type d'exercice, surtout que les fichiers bruts de capteurs sont de plus en plus "volumineux" de par la résolution des capteurs. Attention à ce point car il y a souvent une différence notable dans les cadences de rafale selon que les images soient enregistrées en format Raw ou Jpeg... Afin d'annoncer des chiffres alléchants, les contructeurs aiment mettre en avant des cadences de rafale pour des images en Jpeg (format compressé) : si vous "shootez" en Raw ce qui est incontournable pour un post-traitement de qualité, vous n'aurez en aucun cas la même performance et risquez d'être fortement déçus !

 

 

Les supports mémoire

slot memoire

Les formats de carte mémoire sont variés mais tendent à se standardiser : les plus courants sont les formats Compact Flash et les formats Secure Digital (SD). Je ne saurais trop vous conseiller que de réfléchir quant à la présence unique d'un autre format de support mémoire! En effet, certains constructeurs aiment à utiliser un format spécifique et vous le font payer lorsqu'il faut acheter une carte mémoire supplémentaire ou le lecteur qui permet de charger les images directement sur le PC...

Suivant le niveau d'équipement du boitier, celui-ci peut comporter un à deux "slots" de même format ou de différents formats. Ce système peut être pratique si vous utilisez conjointement le format d'image Raw et Jpeg ou si vous faites de la vidéo : vous pourrez alors enregistrer chacun des types d'image ou vidéo sur une carte spécifiée.

La présence d'un format "exotique" de carte peut cependant être liée à une contrainte technique de vitesse d'écriture : les appareils disposant d'une densité de pixels ou d'une cadence de rafale élevées ont besoin d'une vitesse d'écriture extrêmement rapide. Avec l'avénement de la vidéo 4K, de nouveaux formats de carte mémoire émergent tels que les formats CFast et XQD : les débit de lecture et écriture sont aux alentours de 500 Mo/s là où la Compact Flash plafonne à 167 Mo/s...

 

 

L'écran de contrôle

ecran D4

C'est l'élément qui vous permettra d'accéder aux menus de réglages et de visualiser vos photos pendant ou après la prise de vue. Autant dire qu'un écran trop petit ou avec une définition trop faible ne vous permettra pas de juger correctement de la qualité de votre prise de vue!

Plus l'écran sera grand, mieux vous verrez votre image et plus la définition sera élevée et plus vous aurez une idée précise sur la netteté de votre photo.

Si les écrans articulés sont maintenant un argument marketing pour des prises de vue faciles dans des positions surléevées ou rabaissées... Je vous déconseille personnellement ces écrans orientables si vous baroudez ou utilisez votre appareil de manière intensive car ils finiront indiscutablement avec des faux contacts ou une rupture de l'articulation. Les prix des réparations pour remise en état vous inciteront certainement à racheter un nouveau boîtier... pour la plus grande joie des fabricants d'appareils!

Idem pour les écrans tactiles qui sont toujours remplis de traces de doigts et finiront à terme par ne plus fonctionner (cf écrans de smartphones).

Préférez les appareils équipés d'une protection d'écran, les frottements des fermetures éclairs de blousons ou les boutons de chemises ne font pas bon ménage avec le revêtement des écrans... S'ils n'en sont pas équipés d'origine, je vous conseille d'installer un film protecteur que vous pourrez remplacer de temps en temps et à moindres frais.

 

 

Les boutons et molettes de commande

bouton

Pas grand chose à dire sur les boutons et molettes de commande si ce n'est qu'ils doivent tomber naturellement sous les doigts. Le premier bouton de commande est le déclencheur : celui-ci fonctionne à double contact, le premier étant la mise au point et le second le déclenchement. Si ce bouton est trop sensible, le coup partira tout seul... le temps de refaire les réglages et vous aurez peut-être manqué l'instant décisif!

Les autres boutons doivent être de taille raisonnable : d'une part si vous avez des mains fortes et d'une autre part si vous utilisez votre appareil en hiver... Pas facile à manipuler des boutons microscopiques avec des gants!

Prêtez une attention particlière aux joysticks multidirectionnels et aux molettes : le "crantage" et la résistance à l'action doit être suffisante pour ne pas risquer des déréglages intempestifs. Idéalement, les commandes des boutons doivent pouvoir être bloquées pour éviter ce phénomène surtout pour la photo d'action ou de reportage.

Un bouton de commande que je trouve indispensable est le bouton de commande de l'aperçu de profondeur de champ. Ce dernier permet d'activer le fermeture du diaphgrame de l'objectif au réglage sélectionné pour avoir une vue sur le zone de netteté de l'image. Bien souvent ce bouton est manquant sur les modèles d'entrée de gamme car il nécessite plus de mécanique et fait grimper le prix du boîtier. Si vous comptez faire de la photo à but artistique, c'est à mon avis un pré-requis pour l'achat de votre appareil...

 

 

Les accumulateurs

accumulateur

Avec les appareils actuels, pas d'électricité = pas de photo... Donc veillez à la capacité de la batterie, surtout si vous êtes adepte de longues excursions en milieu sauvage, de poses longues ou du mitraillage.

Certains appareils peuvent être équipés d'un grip additionnel dans lequel on peut loger une seconde batterie : doublement pratique car cela multplie par deux a minima l'autonomie et donne une meilleure ergonomie en orientation portrait de l'appareil. Seuls inconvénients de cette option : le prix , l'encombrement et le poids plus importants.

 

 

Les accessoires et options

dans les accessoires d'origine et options, nous trouvons pêle-mêle :

une griffe pour flash additionnel :

indispensable si vous souhaitez utiliser un flash cobra (plus puissant que celui de l'appareil) ou piloter des flashes de studio en HF. Cette griffe permet aussi de fixer des périphériques additionnels (boitiers GPS/WiFi, niveaux à bulle, etc...), à ne pas négliger si vous comptez utiliser ce genre d'accessoires.

 

une broche de connexion filaire ou entrée infrarouge :

pour le déclenchement par télécommande, incontournable pour les poses longues ou les autoportraits

 

un module WiFi pour le transfert des photos sans fil :

utile dans certaines applications, certainement moins rapide qu'un transfert direct de carte à PC.

 

une sortie HDMI :

utile si l'on veut partager les images directement sur écran à partir de l'appareil photo (implique de travailler en jpeg...). L'inconvénient est que le câble bien souvent spécifique reste relativement cher et que les images ne seront pas post-traitées à cette étape.

 

une sortie USB :

incontournable pour le chargement des images si vous ne disposez pas d'un PC avec lecteur de cartes mémoires.

 

un module GPS :

idéal pour les baroudeurs. Permet la localisation précise de photos en coordonnées GPS et le report sur une carte par certains logiciels de traitement d'image.

 

une poignée grip additionnelle :

meilleure ergonomie en mode portrait et logement d'une seconde batterie.

 

Vous aurez à coup sûr avec votre boîtier une magnifique courroie d'origine au look discret (merci Nikon) et d'un inconfort indiscutable : changez la rapidement, vous éviterez ainsi de désagréables sensations!

 

Conlusion

Pour choisir votre boîtier, listez en premier lieu l'usage que vous comptez en faire.

Si vous souhaitez simplement immortaliser les meilleurs moments de vos vacances ou de vos réunions de famille :

Les réflex d'entrée de gamme vous satisferont complétement par leur réactivité à la prise de vue, leur simplicité d'utilisation et leur qualité d'image.

 

Si vous comptez vous mettre à la photo sérieusement dans un but artistique, gardez à l'esprit tous les points mentionnés ci-dessus et en particulier :

Utilisation en conditions extérieures difficiles (paysage et photo de rue tous temps) : tropicalisation obligatoire, boutons accessibles et faciles à manipuler même avec des gants.

Utilisation en conditions de faible luminosité : privilégier un viseur et des objectifs lumineux, une excellente gestion du bruit quitte à renoncer à quelques millions de pixels de plus.

Ne faites pas l'impasse sur la commande de contrôle de profondeur de champ... vous risquez à terme de le regretter !

Toutes ces options ont biensûr un coût mais les négliger vous conduirait probablement à vous séparer prématurément d'un premier achat pour vous orienter vers un boîtier plus performant à court terme et le coût total de l'opération sera dès lors plus élevé...

 

Si vous comptez faire de la photo de sport ou animalière :

Privilégiez un capteur au format APS pour bénéficier du facteur multiplicateur pour les focales d'objectif.

Ne faîtes pas l'impasse sur la tropicalisation ou prévoyez l'achat d'une housse de protection si vous faîtes de l'affût, la vie de votre boîtier en dépend...

Pour le sport, oubliez les rafales à "10" images par seconde, veillez à déclencher simplement au bon moment plutôt que de vous en remettre à la chance de tomber sur LA bonne image dans un nombre de vues incalculable. Privilégiez un boîtier avec un excellent rapport signal/bruit et de très bonnes optiques pour travailler à haute vitesse d'obturation en faible luminosité.

 

Si vous comptez faire de la photo de concerts et spectacles :

Travail en faible luminosité incontournable... donc optiques ultralumineuses et boîtier avec excellent rapport signal/bruit !

 

Si vous comptez faire de la photo de nuit :

Paradoxalement, pas besoin d'avoir un appareil ultraperformant dans les hautes sensibilités, un objectif ultralumineux...! Un bon trépied et une télécommande seront un bien meilleur investissement.

 

Dans tous les cas : essayez l'appareil photo, vérifiez sa bonne prise en main, que vous voyez correctement dans le viseur (surtout si vous avez des lunettes) et que le poids de l'appareil ne vous surprenne pas : un appareil trop lourd et trop encombrant finira inévitablement par rester à la maison au fond du placard plutôt que de partir en balade avec vous...